Le mot du comité

Comment envisager l’avenir de Puplinge et de BVAP ?

Il semblerait que l’avenir de Puplinge, comme décrit dans le Plan directeur cantonal, est de devenir une commune urbaine à l’image Thônex ou Chêne-Bourg.

L’Association Bien Vivre à Puplinge n’a pas été fondée pour laisser faire la volonté,  guère cachée, du Conseil d’Etat en ce qui concerne notre commune ; selon nos règlements, nous voulons conserver intacts les aspects ruraux et campagnards  du lieu.

Il y a donc conflit d’intérêts entre ceux qui veulent à tout prix « développer » notre région et ceux, comme nous, qui considèrent que le caractère rural de notre commune est tout aussi capital.  Non seulement pour nous -mêmes, mais aussi pour le bien-être des citoyens de Genève et des générations futures. Ceci est également valable pour toutes les autres communes rurales du Canton.

A l’heure actuelle, et depuis longtemps, nous jouons aux pompiers : chaque fois que le Conseil d’Etat et ses services concernés signalent leur intention de, soit modifier un giratoire, soit transformer une route, ou d’assécher un pré qu’ils convoitent pour, un jour, y construire des immeubles, etc., nous sommes sur le pied de guerre pour leur démontrer que la population locale n’est pas d’accord. Néanmoins,  quel que soit le résultat de nos démarches, nous savons qu’ils reviendront dans un avenir plus ou moins proche afin de nous forcer d’accepter leurs projets. Tout ce que le Canton propose fait partie du Plan directeur cantonal.

Alors que faut-il faire ?

Il est temps de proclamer haut et fort que nous sommes contre toute transformation du village en banlieue.

Nous sommes contre une traversée du lac dont la continuation en tunnel sortirait dans la commune.

Nous devons travailler de concert avec d’autres groupements ayant les mêmes préoccupations que nous. Il semble en effet qu’il y ait de plus en plus de mécontentement dans la population en ce qui concerne la politique du Conseil d’Etat qui désire,  en particulier, attirer toujours plus d’entreprises étrangères – avec leur personnel. La conséquence de cette politique est de créer un manque de logements, et d’encombrer de plus en plus les routes du canton. Donc un argument faux mais plausible est fourni aux promoteurs afin de construire dans un périmètre de plus en plus étendu, d’où le danger pour Puplinge et d’autres communes rurales.

Cette politique, poussée à l’extrême – c’est le cas à l’heure actuelle –  est au détriment de la qualité de vie de la population et un désastre pour le climat (qui aurait dû être notre souci numéro un) à cause de l’inévitable augmentation du trafic et la destruction de la nature non seulement à Genève mais aussi en France voisine sur les lieux jusqu’ici protégés : on parle déjà d’implanter des hyper marchés et parcs d’attractions sur les lieux jusqu’ici épargnés, justement en France voisine !

Il est temps qu’un changement de politique intervienne !  C’est le défi que se propose de mettre en  œuvre BVAP pour les années à venir.

Le Comité, décembre 2018